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Trois nominés pour le Prix du Musée 2014 du Conseil de l'Europe

Strasbourg, 21.11.2013 - Le jury du Forum européen du musée (FEM) a présélectionné trois candidats au Prix du musée du Conseil de l'Europe 2014, en présence de Vesna Marjanovic (Serbie, SOC), rapporteure de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur ce Prix. La Commission de la culture, de la science, de l'éducation et des médias de l'APCE élira le lauréat de l’édition 2014 de ce prix lors de sa réunion du 3 décembre 2013, à Paris.

Les trois musées présélectionnés sont (par ordre alphabétique):

- le musée Baksi (Bayburt, Turquie)
- le Bildmuseet, (Umeå, Suède)
- le Mémorial Zanis Lipke (Riga, Lettonie)

D’après le jury, le musée Baksi, en Turquie, « illustre le courage personnel de son fondateur, Hüsamettin Koçan, et des 160 artistes contemporains qui l’entourent, et qui aspirent sincèrement à diffuser les normes élevées de l’art et du design dans les zones rurales peu développées de l’Est de l’Anatolie. Ce projet fournit un exemple très enrichissant de la manière dont un fossé entre le centre et la périphérie peut être comblé, tout en aidant la population locale à conserver ses racines économiques et culturelles dans son territoire ».

Par sa forme et son contenu, le musée Bildmuseet d’Umeå « offre un exemple très différent d’enracinement d’une population dans une région périphérique du grand Nord suédois, ainsi qu’un magnifique modèle d’utilisation des échanges artistiques très dynamiques avec d’autres parties d’Europe pour susciter des débats existentiels, philosophiques et politiques contemporains.”

Le Mémorial Zanis Lipke, à Riga, est « un beau petit musée qui véhicule un message très puissant sur les droits de l'homme et présente l’histoire captivante de Zanis Lipke et de sa famille, des Lettons ordinaires d’origine non juive qui ont sauvé plus de 50 Juifs du Ghetto de Riga pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit d’un musée assez exceptionnel sur l’Holocauste, qui raconte une histoire qui, pour une fois, n’est pas celle d’une victime et connaît un heureux dénouement. Bien que locale, elle a une portée universelle parce que c’est celle du courage individuel, de la citoyenneté et de la solidarité”.