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Le ‘crowdsourcing’ et le sondage sémantique, au service des décideurs

« Le ‘crowdsourcing’ et le sondage sémantique sont des instruments au service des décideurs, mais ce sera toujours aux décideurs d’assumer l’entière responsabilité et de ne pas la diluer », a souligné aujourd’hui Anne Brasseur (Luxembourg, ADLE) à Strasbourg, à l’occasion du Forum mondial de la Démocratie.

Rapporteur d’une table ronde organisée dans le cadre du Forum sur le thème du « Crowdsourcing  dans le processus politique et législatif », Mme Brasseur a défini ce concept comme une « canalisation de données, d’idées, de créativité, d’un grand nombre de personnes » permettant aux décideurs d’aboutir à une meilleure compréhension d’un problème donné pour y apporter une réponse adéquate. « Dans le processus législatif et politique, le ‘crowdsourcing’ repose donc sur la confiance dans le savoir collectif », a précisé Mme Brasseur.

Elle a également rappelé que le sondage sémantique était une technique d’analyse d’un grand nombre de données collectées sur Internet – par la recherche de mots clé dans les ‘tweets’ ou dans des textes similaires diffusés sur les réseaux sociaux – permettant de tirer des conclusions concernant l’opinion publique sur des sujets spécifiques.

Après avoir exposé les avantages et les inconvénients de ces deux instruments, Mme Brasseur a indiqué que l’un des défis à relever concernant le ‘crowdsourcing’ consistait à gérer le volume d’information et d’évaluer les contributions. « Il faudra persuader les fonctionnaires et les politiques de la nécessité de créer une autre culture participative par le biais du levier que constitue le ‘crowdsourcing’. Quant au sondage sémantique, « si on veut tirer les avantages de cette méthode, il faut se servir des données, tout en veillant à ne pas se laisser manipuler par les données », a-t-elle souligné.

« Il faudra un changement de culture participative, qui est aussi déterminé par des changements générationnels », a conclu Mme Brasseur.