13/12/2013 Suivi
« Le nouveau gouvernement et le nouveau Parlement géorgiens doivent accorder beaucoup plus d’importance à la nécessité de solder le passé dans le strict respect des principes de justice, d’équité et de proportionnalité : ne pas laisser les crimes graves impunis, ne pas tolérer une justice sélective à motivations politiques. Cela aidera le pays à trouver l’apaisement », a déclaré Thomas Hammarberg, Conseiller spécial de l’Union européenne sur la réforme constitutionnelle et juridique et les droits de l’homme en Géorgie, lors d’une réunion de la commission de suivi de l’APCE qui s’est tenue à Paris aujourd’hui.
« Parallèlement, il est essentiel de concentrer les forces politiques sur l’objectif de préparer l’avenir et de renforcer la démocratie en Géorgie, notamment grâce à la mise en place de systèmes et de mécanismes efficaces de pouvoirs et de contre-pouvoirs », a-t-il déclaré. M. Hammarberg a présenté son rapport sur la Géorgie en transition à la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, et au Commissaire Stefan Füle, qui ont également participé à la réunion de la commission de suivi pour procéder à un échange de vues sur l’élargissement et la politique européenne de voisinage de l’Union européenne.
Appelant la communauté internationale à instaurer un dialogue fondé sur le respect mutuel, sur une critique constructive et sur le partage d’expérience, M. Hammarberg a rappelé qu’il est clairement dans l’intérêt de l’Europe de développer et de renforcer la démocratie géorgienne.