30/01/2014 Session
Les autorités ukrainiennes devraient engager « des négociations ouvertes, honnêtes et effectives avec l’opposition » et rechercher rapidement un large consensus sur l’alignement géopolitique, la poursuite du développement démocratique ainsi que sur l’ordre constitutionnel du pays, a déclaré aujourd’hui l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) au terme d’un débat d’urgence.
Selon les parlementaires, l’abrogation des lois anti manifestations et la démission du gouvernement sont « un premier pas » vers un règlement pacifique de la crise politique. Ces actions offrent une nouvelle occasion importante qui devrait maintenant être suivie, pour les deux parties, de nouvelles mesures concrètes en vue de résoudre la crise de manière pacifique et démocratique.
La résolution, fondée sur un rapport de Mailis Reps (Estonie, ADLE) et Marietta de Pourbaix-Lundin (Suède, PPE/DC), appelle la police et les manifestants à renoncer à la violence et aux actes visant clairement à provoquer une réaction violente de l’autre partie et souligne que le recours excessif et disproportionné à la force par la police et les autres allégations de violations des droits de l'homme « doivent faire l’objet d’investigations, d’un traitement et de réparations à caractère complet et impartial et les responsables doivent être traduits en justice ». L’Assemblée se félicite de l’initiative du Secrétaire Général du Conseil de l'Europe d’établir un groupe consultatif indépendant chargé d’enquêter sur les incidents violents qui ont eu lieu lors des manifestations de l’Euromaïdan.
L’Assemblée a décidé de ne pas considérer la possibilité de suspendre les droits de vote de la délégation ukrainienne pour le moment. Toutefois, elle pourrait envisager de prendre de telles sanctions à sa partie de session d’avril « si les graves violations des droits de l'homme se poursuivent ou si les manifestations du Maïdan devaient être réprimées par la force ».