03/03/2014 Egalité et non-discrimination
Strasbourg, 03.03.2014 – « A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’exploitation sexuelle (4 mars), notre première pensée va aux enfants : aux filles et aux garçons qui sont la proie de délinquants sexuels itinérants, objets de la traite à des fins d’exploitation sexuelle, contraints à la prostitution et à la pornographie enfantine ou encore victimes d’autres formes de violence sexuelle », ont déclaré aujourd’hui Stella Kyriakides (Chypre, PPE/DC), rapporteure générale sur les enfants, et José Mendes Bota (Portugal, PPE/DC), rapporteur général sur la violence à l’égard des femmes.
« Malgré les efforts déployés pour l’éradiquer, l’exploitation sexuelle des enfants est en augmentation. Le tourisme sexuel se développe ; le nombre de personnes se rendant à l’étranger en vue d’avoir des relations sexuelles avec des mineurs est estimé à 250 000 par an. La traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, qui touche un grand nombre d’enfants, notamment les filles, est également en hausse. En Europe, pourtant, le nombre de condamnations est en baisse, ce qui constitue une évolution préoccupante : l’impunité pour de tels crimes est, en effet, inacceptable.
Le Conseil de l’Europe dispose de deux instruments efficaces pour lutter contre l’exploitation sexuelle des mineurs : la Convention de Lanzarote, qui porte tout particulièrement sur l’exploitation sexuelle des enfants, et la Convention d’Istanbul consacrée à la violence faite aux femmes. Il s’agit de traités de grande ampleur qui sont fondés sur la prévention, la protection des victimes et la poursuite des auteurs en justice et qui exigent la criminalisation de tous les types d’infraction sexuelle contre des enfants.
Nous appelons les autorités nationales des Etats membres du Conseil de l’Europe à mettre un terme à l’impunité des auteurs d’abus sexuels commis sur des enfants en ratifiant et en mettant en œuvre les conventions de Lanzarote et d’Istanbul. Nous comptons sur les parlementaires : en encourageant les ratifications et en soutenant et supervisant la mise en œuvre de ces instruments, ils peuvent sauver des milliers d’enfants de l’exploitation sexuelle ».