13/03/2014 Migrations, protection internationale et coopération économique
La Commission des Migrations, réunie à Paris, a exprimé sa préoccupation concernant les conditions d’hébergement, souvent déplorables, des personnes déplacées internes (PDI) dans les centres collectifs. Le rapport de René Rouquet (France, SOC), adopté par la commission, examine la situation de ces centres dans les principaux pays et régions concernés en Europe – Azerbaïdjan, Bosnie-Herzégovine, Fédération de Russie, Géorgie, Kosovo*, Monténégro et Serbie – et propose des mesures alternatives de logement, qu’il s’agisse d’intégration locale ou de retour volontaire et sécurisé.
Ces centres, créés dans les années 1990 après les conflits dans les Balkans et le Caucase, étaient censés offrir un hébergement provisoire aux populations déplacées, mais un grand nombre de réfugiés et de PDI vivent encore dans ces logements temporaires, qui présentent des risques sérieux en matière de sécurité et de santé publique, ont alerté les parlementaires.
Le texte adopté préconise également de dresser un bilan précis du nombre, de l’emplacement et des conditions de vie des PDI, afin de mettre en place des stratégies efficaces vis-à-vis des centres et de leurs occupants, y compris des solutions durables de relogement et de réinsertion. La Banque de Développement du Conseil de l’Europe et les Etats membres devraient aussi verser des aides financières, sous la forme de dons ou de prêts, a conclu la commission. Ce rapport sera débattu lors de la réunion de la Commission permanente de l’APCE à Bakou le 23 mai prochain.
* Toute référence au Kosovo mentionnée dans ce rapport, que ce soit le territoire, les institutions ou la population, doit se comprendre en pleine conformité avec la Résolution 1244 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et sans préjuger du statut du Kosovo.