09/04/2014 Questions sociales, santé et développement durable
Les mesures de revenus et de richesse à elles seules, comme le PIB, sont loin de refléter avec exactitude le bien-être individuel et collectif. Des indicateurs complémentaires sont nécessaires pour mieux évaluer et favoriser le bien-être des citoyens afin d’élaborer des politiques publiques qui tiennent compte des aspirations de la population, a déclaré aujourd’hui la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable de l’APCE.
La commission recommande l’utilisation d’indicateurs sur la qualité de vie, tels que l’accès à un travail décent, à un logement et aux services publics, l’utilisation des compétences, l’impact environnemental, la santé physique et mentale, le niveau d’instruction, le statut social, ainsi que la liberté et les droits humains.
Le rapport de Lord Dundee, adopté par la commission, décrit également des tentatives visant à mesurer le bien-être, notamment les travaux de l’OCDE sur la mesure du progrès et l’indicateur du Vivre mieux, les recommandations de la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi pour la mesure des performances économiques et du progrès social, ou encore l’indice de la Banque mondiale appelé « Human Opportunity Index ».
Le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Finlande, l’Autriche et bien d’autres pays sont en train de revoir leurs systèmes pour mieux évaluer et promouvoir le niveau de bien-être et de développement durable ; quinze États membres de l’UE ont déjà annoncé leur intention d’adapter leurs approches et mesures actuelles, précise le texte adopté.