07/05/2014 Questions politiques et démocratie
La Conférence sur la « Liberté de religion ou de croyance au Proche-Orient et dans le Sud de la Méditerranée : la situation et la sécurité des communautés chrétiennes », s’est achevée à Athènes.
Parmi les participants figuraient des chefs religieux, des experts, des représentants des parlements de l'Algérie, la Jordanie, le Liban, le Maroc, de l'Assemblée nationale constituante de Tunisie, et du Conseil national palestinien , ainsi que des représentants de l'Égypte.
Elle s'inscrivait dans le cadre des activités financées par le « Programme Sud » convenu entre le Conseil de l'Europe et l'Union européenne.
La Présidente de la Commission des questions politiques et de la démocratie de l'APCE et Présidente de la délégation grecque, Dora Bakoyannis (Grèce, PPE/DC), a souligné que le Conseil de l'Europe, la plus ancienne organisation internationale dans la région, est par essence déterminée à utiliser tous les outils disponibles, afin de promouvoir la paix et la stabilité. Elle a également souligné qu’il faut établir un dialogue bien structuré entre le Conseil de l'Europe et les États de la région, dans le but d'éliminer l'intolérance religieuse et la persécution.
A l’ouverture de la conférence , la Présidente de l'APCE, Anne Brasseur, a souligné que le dialogue interreligieux est la fondation nécessaire pour bâtir une relation qui nous unit et non qui nous sépare. « Aucune religion, aucun courant de pensée ne peut se substituer aux valeurs fondamentales du Conseil de l’Europe et encore moins se placer au-dessus de ces valeurs." Elle a souligné la nécessité de faire preuve de sensibilité envers la diversité, et a ajouté qu'au lieu de parler de l'autre, il est préférable de parler à l'autre, en mettant l'accent sur le dialogue interculturel.
Le Pape et Patriarche d'Alexandrie et de toute l'Afrique Théodore II, Monseigneur Youssef Antoine Soueif, Archevêque de Chypre des Maronites, ainsi que de nombreux autres orateurs, ont en outre insisté sur le fait que la tolérance religieuse est insuffisante. L’égalité des droits humains et des libertés fondamentales des citoyens, qui sont universels, comme la liberté de religion ou de croyance et la liberté d’expression, doit être garantie par les institutions et effectivement mise en œuvre.
Tous les intervenants ont insisté sur le fait que la lutte contre la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie et, par conséquent, des normes éducatives, porteront un coup fatal au fanatisme religieux et aux conversions effrénées.
Pour cette raison, il a été convenu qu'il y a un besoin vital de définir un cadre spécifique de coopération entre le Conseil de l'Europe et ses partenaires dans le monde musulman voisin, dont la forme exacte sera bientôt définie. L’APCE, à travers l'outil de « partenariat pour la démocratie », a un rôle particulier à jouer à cet égard.