03/06/2014 Migrations, protection internationale et coopération économique
La Commission des migrations a exprimé aujourd’hui sa préoccupation devant la situation des immigrés réguliers et de leurs descendants, dont le niveau global d’intégration demeure, selon elle, insatisfaisant. Le rapport de Marietta Karamanli (France, SOC), adopté par la commission, définit l’intégration comme « un processus d’inclusion des immigrés dans les institutions et les relations de la société d’accueil » et rappelle que la population immigrée représente 8,7 % de la population européenne totale, avec 12 millions de ressortissants étrangers pour la seule Russie.
Le rapport de Mme Karamanli examine cinq domaines d’intégration – le marché du travail, l’éducation, la participation politique, la discrimination et le regroupement familial – et s’appuie sur trois indicateurs : des statistiques comparant les résultats atteints par les immigrés par rapport aux données de la population d’accueil, l’avis des immigrés, et la législation et la pratique. A la lumière du texte adopté, la commission a conclu à l’insuffisance des politiques publiques en place dans beaucoup d’Etats membres concernant ces différents domaines d’intégration des immigrés et estime qu’il conviendrait de les renforcer pour promouvoir plus efficacement cette intégration.