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République de Moldova : la procédure de suivi est là pour apporter son soutien

A la fin d’une visite officielle en République de Moldova du 16 au 18 juillet, la Présidente de l’APCE, Anne Brasseur, a rendu hommage à ce pays pour sa détermination à se conformer aux normes du Conseil de l'Europe, et a encouragé les autorités à poursuivre le processus de réforme. Elle a attiré l’attention sur les bonnes relations de coopération entretenues avec le Conseil de l'Europe et sur l’engagement de la délégation parlementaire moldove à l’égard de l’APCE qu’elle a encouragée à poursuivre son excellent travail.

Lors de son allocution devant le Parlement de la République de Moldova, Mme Brasseur a mis en évidence les mesures importantes prises par le pays tout en rappelant l’ampleur de la tâche à accomplir.

« La République de Moldova doit s’attaquer avec sérieux à la corruption et garantir l’indépendance de la justice. Des réformes encourageantes ont été lancées, mais leur application demeure un gros problème » a-t-elle déclaré. « La procédure de suivi de l’Assemblée parlementaire ne vise pas à blâmer un pays ni à lui faire honte, mais à l’aider à prendre toutes les mesures nécessaires pour se conformer aux normes du Conseil de l'Europe », a-t-elle ajouté.

Evoquant les élections législatives qui se tiendront à l’automne, la Présidente a instamment invité les divers partis politiques à éviter d’accroître les tensions et les divisions au sein de la société moldove en recherchant ce qui devrait les unir dans l’intérêt de la population, à savoir la démocratie, les droits de l’homme et l’Etat de droit, et non ce qui les divise.

« Ma visite en République de Moldova, y compris dans la région de la Transnistrie, est aussi due à la crise qui sévit dans le pays voisin, l’Ukraine. J’ai réaffirmé l’importance du respect de l’intégrité territoriale pour le Conseil de l'Europe ».

« La République de Moldova a choisi de s’engager sur la voie d’une plus grande intégration au sein de l’Union européenne. Il appartient à chaque pays de faire ou non ce choix qui ne devrait pas être considéré comme un choix contre un autre pays. Ce choix est ouvert, il n’est pas exclusif » a-t-elle conclu.