30/07/2014 Egalité et non-discrimination
« Tout vient à point pour qui sait attendre. La Convention d’Istanbul, qui entrera en vigueur le 1er août, est l’instrument le plus complet en matière de protection des femmes contre la violence », a déclaré Gisela Wurm, Présidente de la Commission sur l'égalité et la non-discrimination de l’APCE et membre du Réseau pour l’Autriche, lors d’une conférence de presse conjointe, le 28 juillet à Vienne, avec Rosa Logar, du Centre d’Intervention contre les Abus domestiques, et Maria Rösslhumer, de l’Association des Refuges indépendants pour femmes.
« Nous ne pouvons toutefois pas en rester là. Nous devons mettre à profit notre réseau international de parlementaires, au Conseil de l'Europe, qui échangent des bonnes pratiques et des expériences en matière de lutte contre la violence, surtout en ces temps d’austérité », a souligné Mme Wurm.
“L’Autriche est un pays exemplaire du point de vue de la création d’abris pour les femmes et des processus d’accompagnement, a ajouté Rosa Logar. « On dénombre encore 6 000 enfants et jeunes gens directement ou indirectement affectés par la violence, dont à peine cinq pour cent bénéficient de conseils et d’un soutien ».
La ‘Convention historique d’Istanbul’ a également été saluée par Mme Rösslhumer. « Il reste malgré tout beaucoup à faire en Autriche. Le financement de certains refuges pour femmes n’est pas garanti à long terme; et en particulier dans les campagnes, le nombre de places dans les refuges est insuffisant », a-t-elle ajouté. Mme Rösslhumer a également attiré l’attention sur la campagne actuellement menée en Autriche sur le thème ‘Vivre sans violence’, qui vise à mieux faire connaître le service d’assistance téléphonique aux femmes.