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Les droits de l’homme doivent primer sur les préoccupations politiques, a déclaré Mme Brasseur

Dans son discours d’ouverture de la session d’automne de l’APCE à Strasbourg, Anne Brasseur a déclaré que « les droits de l’homme devaient primer sur les préoccupations politiques et les particularités nationales ».

« L’architecture européenne des droits de l’homme de l’après-Seconde guerre mondiale est particulièrement précieuse puisqu’elle vise à créer une culture des droits de l’homme et, avec elle, un dialogue respectueux, une coopération inclusive et une confiance mutuelle, meilleurs remparts contre la haine, l’oppression et la peur », a-t-elle déclaré.

« La crise ukrainienne est un exemple criant de la menace qui pèse sur les droits de l’homme en temps de violence et de conflit. Cette crise nous rappelle en outre le rôle que le Conseil de l’Europe et notre Assemblée doivent jouer dans la mise en place d’une paix démocratique durable, fondée sur le dialogue et la coopération – mission définie en son temps par les pères fondateurs de nos organisations et qui reste d’actualité dans l’Europe d’aujourd’hui», a-t-elle souligné.

Mais l’Europe est actuellement confrontée à d’autres menaces beaucoup moins évidentes mais dont les effets sont dévastateurs. Ces menaces sapent les fondements mêmes de nos sociétés démocratiques. A cet égard, les manifestations du néonazisme et le développement des partis néonazis en Europe, dont certains font leur entrée dans les parlements à l’échelon national ou européen, sont plus que préoccupantes. Comme souligné dans le projet de résolution intitulé « Faire barrage aux manifestations de néonazisme », qui sera examinée demain, loin d’être un phénomène isolé, la montée des extrémismes et de la xénophobie est un problème paneuropéen», a conclu Mme Brasseur.