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La situation des communautés religieuses et ethniques au Moyen-Orient est passée ‘d’inquiétante à désespérée’

La situation des communautés religieuses et ethniques au Moyen-Orient, en général, et en Irak et en Syrie, en particulier, n'est plus à qualifier dorénavant « d'inquiétante, mais de désespérée » alors que le groupe terroriste connu sous le signe «EI» n'a de cesse de semer la mort et la destruction, a déclaré aujourd’hui l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

En adoptant une résolution sur le sujet, les parlementaires ont dit que la priorité première doit être de mettre fin aux massacres perpétrés actuellement, et que les Etats membres du Conseil de l'Europe doivent « mettre tout en œuvre pour concourir à l'instauration de la paix dans la région ».

Le texte, basé sur le rapport de Theodora Bakoyannis (Grèce, PPE/DC), reflète une profonde préoccupation par le fait que quelque 3 000 jeunes Européens combattent aux côtés de l'«EI» en Irak et en Syrie et exhorte les Etats membres du Conseil de l'Europe à accroître les efforts qu'ils déploient pour les identifier ainsi que pour « identifier et démanteler les filières de recrutement ». Par ailleurs, les sources de financement de l'«EI» doivent être identifiées et, chaque fois que possible, neutralisées et sanctionnées.

L'Assemblée a affirmé que les missions humanitaires actuelles sont insuffisantes « étant donné la crise humanitaire sans précédent », et a demandé d'accroître les livraisons d’aide humanitaire aux camps de réfugiés en place en Irak, en Syrie, en Jordanie, au Liban et en Turquie et d'étendre leurs programmes d'assistance. Elle a demandé à la communauté internationale d'élaborer un programme de reconstruction des zones touchées, organisé au plan mondial et financé de manière adéquate, supervisé par l’ONU.

« Il faut encourager l'inclusion à tous les niveaux, tant en Irak qu'en Syrie », souligne la résolution. Il incombe au Gouvernement iraquien et aux forces de sécurité du pays de faire en sorte que « les cas d'usage excessif de la force et de discrimination à l'encontre des minorités religieuses et ethniques rapportés sous le gouvernement précédent ne se répètent pas ».

L'Assemblée a demandé aux Etats membres du Conseil de l'Europe et à la communauté internationale en général de soutenir le Gouvernement iraquien dans ses tentatives de proposer une alternative crédible pour éviter qu'ils ne cèdent aux sirènes de l'«EI».