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Vies perdues en Méditerranée : l’année 2014 bat un triste record

Strasbourg, 03.10.2014 – L’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui se réunissait le dernier jour de sa session d’automne à Strasbourg, a observé une minute de silence en mémoire aux vies perdues en Méditerranée, exactement un an après le naufrage de 368 migrants et réfugiés érythréens au large de l’île italienne de Lampedusa.

La Présidente de l’APCE, Anne Brasseur, a déclaré que l’année 2014 avait à nouveau battu « un triste record », avec 3 000 vies perdues en mer Méditerranée à ce jour, contre un peu plus de 600 dénombrées en 2013, selon les chiffres du HCR. « Combien de vies humaines supplémentaires faudra-t-il encore sacrifier pour mettre fin à ce drame honteux ? », a-t-elle demandé.

Ces chiffres révèlent également qu’un nombre plus élevé de réfugiés et de migrants sont arrivés par mer en Méditerranée cette année qu’au cours des quatre années précédentes prises ensemble.

« Ces tragédies récurrentes ne pourront être stoppées que grâce à une action européenne coordonnée » a déclaré la Présidente, action qui devrait prévoir un passage sûr pour les demandeurs d'asile et les réfugiés vers l’Europe grâce à une plus grande harmonisation des procédures d’asile communes et à la solidarité avec les pays où les flux sont les plus importants. Elle a appelé les Etats à mettre en œuvre les recommandations contenues dans la résolution de l’APCE de juin 2014 intitulée « Le « bateau cercueil » : actions et réactions ».

Dans cette résolution, l’APCE appelait à une « tolérance zéro au regard de la perte de vies humaines en mer », recommandant d’adopter des normes communes contraignantes en ce qui concerne les opérations de recherche et de sauvetage, d’aider les Etats côtiers qui les effectuent et de supprimer les facteurs qui dissuadent les navires privés de procéder à des sauvetages. Elle encourageait ses Etats membres à augmenter les quotas de réinstallation pour les personnes nécessitant une protection internationale et à adopter une approche commune en ce qui concerne les visas humanitaires.