18/11/2014 Commission permanente
« La crise ukrainienne reste au cœur de nos préoccupations. Les manquements graves aux principes fondamentaux et démocratiques ont amené la population à rejeter catégoriquement l’ordre établi. L’annexion de la Crimée, les violences persistantes et la récente augmentation de la présence militaire à l’Est de l’Ukraine - malgré l’accord conclu entre les parties - mettent en péril la stabilité et la sécurité de l’Ukraine mais aussi de l’Europe entière. Je me rendrai prochainement en Ukraine et en Russie, en tant que Président en exercice du Comité des Ministres », a déclaré Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères et européennes aujourd'hui à la Commission Permanente de l'APCE.
Il a précisé qu'à l'occasion de cette visite, il accorderait une attention particulière, d’une part aux efforts du Conseil pour stimuler les réformes internes, et d’autre part à la synergie existante et potentielle entre les organisations actives sur le terrain dans les mêmes domaines.
« Les normes défendues ardemment par le Conseil de l’Europe et les Etats qui le constituent ne peuvent pas être considérées comme des acquis irréversibles. Que ce soit dans les relations entre les Etats membres du Conseil ou entre les Etats et leurs citoyens, les derniers mois ont souligné à quel point les défis que nous devons relever pour continuer à défendre les valeurs auxquelles nous croyons sont nombreux. Face aux évolutions inquiétantes, tant au sein des Etats membres qu’entre eux, nous devons refuser le repli sur soi et renforcer la coopération internationale pour défendre nos valeurs », a-t-il souligné.
Il a également annoncé l'organisation d'une conférence ministérielle en mai, en vu d'optimiser et de renforcer le rôle du Conseil de l'Europe. « La Conférence sera une opportunité d’aller de l'avant dans la concrétisation d'un nouveau sommet sur le thème « sécurité démocratique » en Europe. Dix ans après le Sommet de Varsovie et le rapport de M. Juncker, les États membres du Conseil de l'Europe doivent préciser leur vision de l'avenir du Conseil », a-t-il conclu.