11/12/2014 Migrations, protection internationale et coopération économique
« La plupart de ceux qui fuient le conflit en Ukraine veulent retourner chez eux, mais la situation dans les régions contrôlées par les séparatistes ne le permet pas ».
« En Russie comme en Ukraine, la plupart de ceux qui fuient le conflit veulent rentrer chez eux, mais les conditions qui prévalent dans les régions de l’Est de l’Ukraine contrôlées par les séparatistes, rendent leur retour impossible », a déclaré Jim Sheridan (Royaume Uni, SOC), rapporteur de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur ‘La situation humanitaire des réfugiés et des personnes déplacées ukrainiens’, s’exprimant à l’issue de sa visite d’information à Moscou et dans la région de Rostov, en Fédération de Russie.
« Fort heureusement, pour les centaines de milliers de personnes qui ont fui vers la Fédération de Russie, les efforts qu’ont déployés les autorités russes pour répondre à leurs besoins ont été exceptionnels », a-t-il poursuivi. « Je salue également la générosité des hommes et femmes de Russie, qui hébergent des familles ukrainiennes chez eux et ont fait don de 76 millions de roubles à la Croix Rouge russe ».
« Par contre, j’ai entendu des descriptions avec force détails insoutenables de la ‘terrifiante’ situation humanitaire dans plusieurs des régions contrôlées par les séparatistes, en particulier la région de Lougansk. Des personnes continuent d’être tuées et blessées par des obus et des roquettes tirés des deux côtés. Beaucoup vivent dans leurs maisons en ruine, sans gaz, eau ou électricité. Les livraisons de nourriture viennent à manquer. Les températures pouvant atteindre moins 20 degrés centigrades, dans les semaines à venir, le risque de catastrophe humanitaire n’est hélas que trop réel ».
« Comme je l’ai dit auparavant, la situation humanitaire, que ce soit en Ukraine ou en Russie, ne peut être réglée sans un cessez le feu total et durable. Si je me félicite donc de la nouvelle trêve que constitue la ‘Journée de silence’, j’ai été très préoccupé par les récits anecdotiques que j’ai entendus lors de ma visite faisant état de la présence de soldats et matériels militaires russes en Ukraine », a-t-il conclu.
A Moscou, M. Sheridan s’est entretenu avec des membres de la délégation russe auprès de l’APCE et des représentants du Service fédéral des migrations, du HCR et des ONG locales et internationales.
A Rostov-sur-le-Don, M. Sheridan s’est entretenu avec le vice-gouverneur de la région de Rostov et d’autres fonctionnaires locaux et des représentants de l’antenne locale de la Croix Rouge russe et de la mission d’observation de l’OSCE aux postes de contrôle de Goukovo et Donetsk à la frontière russe. Il s’est également rendu dans une école que fréquentent des enfants réfugiés et déplacés ukrainiens et dans un centre d’hébergement temporaire pour des réfugiés et personnes déplacées ukrainiens.