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Les rapporteurs saluent l'engagement de la Commission européenne à l'égard de Lampedusa

Les rapporteurs de l’APCE saluent l’engagement de la Commission européenne à renforcer l’aide aux migrants qui traversent la Méditerranée

Deux rapporteurs de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) en charge des migrations ont salué l’annonce par la Commission européenne de mesures supplémentaires en réponse au problème critique de l’afflux massif en Italie de migrants ayant traversé la mer Méditerranée*.

« Au vu des faits observés depuis le début de l’année, tout indique que l’année 2015 verra un nombre encore plus grand de personnes désespérées fuir les conflits, la répression ou la pauvreté et entreprendre une traversée périlleuse d’Afrique du Nord vers l’île italienne de Lampedusa ou d’autres avant-postes du sud de l’Europe », a déclaré Tineke Strik (Pays-Bas, SOC), rapporteure de l’APCE sur les ‘Pays de transit : relever les nouveaux défis de la migration et de l’asile’. « Ceux qui facilitent ces traversées montrent, dans les moyens qu’ils utilisent, un mépris toujours plus grand pour la sécurité des migrants : 3 800 personnes ont été secourues la semaine dernière, mais 300 autres avaient trouvé la mort la semaine précédente ».

« La prolongation de l’opération Triton sera bénéfique, mais comme le HCR l’a indiqué, son mandat opérationnel et ses ressources ne sont pas adaptés à la tâche à accomplir », a déclaré Michele Nicoletti (Italie, SOC), rapporteur sur ‘ Evaluer la nécessité d’une révision approfondie du Règlement de Dublin et de sa mise en œuvre’. « Grâce à l’aide financière d’urgence supplémentaire accordée à l’Italie, ce pays pourra aussi répondre aux besoins immédiats des migrants nouvellement arrivés. Cependant, cette aide financière ne résoudra pas les problèmes structurels fondamentaux de la politique de l’UE en matière de migration et d’asile, qu’illustre le système de Dublin en vertu duquel les responsabilités sont réparties entre les Etats membres sans véritables moyens de les partager. La protection des migrants doit s’étendre au-delà de la phase critique de l’accueil et, pour ceux d’entre eux qui restent à moyen et long terme, la solidarité entre les Etats implique non seulement une aide financière mais aussi la reconnaissance mutuelle des décisions sur le droit à une protection. »

« L’annonce de la Commission européenne est un signe encourageant : elle montre que la Commission a pris conscience de la nécessité d’une politique globale et cohérente qui réponde à tous les aspects du problème, y compris les situations dans les pays d’origine et de transit, l’accès à la protection en Europe et la solidarité des Etats membres de l’Union européenne, entre eux et avec leurs voisins », a conclu Tineke Strik. « Du point de vue du Conseil de l’Europe, ce qui importe le plus c’est que les droits de l’homme eux-mêmes restent au cœur à la fois des politiques et des pratiques, en ayant le même niveau d’exigence, que les actions soient prises par des Etats européens ou par leurs partenaires voisins de notre continent ».