24/03/2015 Questions sociales, santé et développement durable
« La radicalisation des jeunes est une réponse parmi d'autres à un quotidien jonché de mépris ou d'hostilité pour de nombreux jeunes issus de l'immigration. La question du repli identitaire pour une communauté montrée du doigt est plus que jamais à l'ordre du jour », a expliqué Bernard de Vos, Délégué général aux droits de l'enfant de la Fédération Wallonie-Bruxelles lors d'un échange de vues avec la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable aujourd'hui à Paris, sur le suivi de la Résolution sur les "Attaques terroristes à Paris: ensemble pour une réponse démocratique".
Afin de construire un nouveau modèle d'intégration, il propose quatre chantiers. D'abord, estime M. de Vos, il faut désigner précisément la cible en la nommant clairement. « Lorsqu'on parle des actes terroristes qui font l'actualité il faut parler de 'mouvance radicale salafiste' », a-t-il expliqué. Il faut également développer un "bon usage" des "communautés" ethniques, culturelles et religieuses pour construire de vrais partenariats et conforter le "vivre ensemble" au plan local. Il faudra également revisiter la question religieuse à la lumière d'un pluralisme d'inclusion en reconnaissant, entre autres, que "l'Islam" peut être un facteur d'intégration, en ouvrant le dialogue inter-convictionnel dans les écoles et en facilitant le libre exercice des pratiques religieuses au niveau communal. Enfin, M. de Vos recommande de pacifier les relations des "minorités ethniques" avec les institutions en rétablissant la confiance des jeunes issus de l'immigration dans les institutions en général - l'école, la police, la justice, les organismes sociaux.