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Bélarus : les signes d’ouverture devront se traduire par des mesures concrètes

« Le Bélarus a montré récemment des signes d’ouverture, qui je l’espère se traduiront par des mesures concrètes qui permettront d’améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays et la normalisation de ses relations avec le Conseil de l’Europe, a déclaré aujourd’hui Andrea Rigoni (Italie, ADLE), à l’ouverture d’une audition à Strasbourg sur la situation au Bélarus.

Dans une note introductive rendue publique aujourd’hui, le rapporteur souligne que même si des préoccupations majeures subsistent en matière de droits de l’homme, il est nécessaire d’instaurer un dialogue constructif entre l’APCE et les autorités du Bélarus. « L’élection présidentielle prévue en novembre 2015 sera un test décisif pour les dirigeants du pays quant au sérieux de leur intention de se rapprocher des normes du Conseil de l’Europe en matière de démocratie et de droits de l’homme, a déclaré M. Rigoni.

Il a également exhorté les autorités à reconsidérer leur position sur la question de la peine de mort et à instaurer sans tarder un moratoire, en vue de son abolition définitive.

« Les autorités du Bélarus s’efforcent d’harmoniser les législations nationales conformément aux normes européennes, et coopèrent avec de nombreuses instances du Conseil de l’Europe. Notre Assemblée nationale est favorable au renforcement du dialogue avec l’APCE sur la base du respect mutuel », a déclaré Nikolai Samoseiko, Président de la Commission permanente des affaires internationales de la Chambre des Représentants de l’Assemblée nationale du Bélarus.

« La nature du régime en place n’a pas véritablement changé. Malgré les reformes, le code électoral n’est pas conforme aux normes internationales, notamment en ce qui concerne les procédures de comptage des voix, et le droit de réunion et d’association n’est toujours pas respecté au Bélarus », a souligné Alaksandr Łahviniec, Vice-Président du Mouvement pour la liberté.

Valiantsin Stefanovic, Président adjoint du Centre de défense des droits de l’homme Viasna s’est dit, quant à lui, préoccupé par les atteintes à la liberté d’expression, les arrestations et détentions arbitraires et les attaques à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme, rappelant que le pays détenait toujours des prisonniers politiques.