30/04/2015 Présidence
« L’année 2014 a été particulièrement difficile pour la presse. D’après les chiffres cités par le Comité de protection des journalistes pour 2014, 221 journalistes ont été emprisonnés, 42 ont été contraints à l’exil et 61 ont été tués, dont beaucoup sur le territoire de nos Etats membres », a déclaré la Présidente de l’APCE à la veille de la Journée internationale de la liberté de la presse.
Rappelant le récent rapport du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe sur la situation de la démocratie, des droits de l’homme et de l’état de droit en Europe et la Résolution 2035 (2015) de l’APCE sur « la protection de la sécurité des journalistes et de la liberté des médias en Europe », Mme Brasseur a précisé que les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse sont plus importantes et plus graves que ce qui a été signalé.
« Je suis profondément préoccupée par ces données et par les violations répétées de la liberté d’expression dans un certain nombre d’Etats membres de notre Organisation. Les pressions ou les restrictions imposées aux médias sont inacceptables et ni l’intérêt général ni des raisons de sécurité ne peuvent les justifier », a-t-elle poursuivi. « Il ne saurait y avoir de liberté de la presse quand les journalistes exercent leur métier dans la peur d’être tués ou d’être privés de leur liberté et j’encourage de nouveau tous les Etats membres du Conseil de l’Europe à se conformer sans attendre à leur obligations, à préserver la liberté de la presse et à respecter l’intégrité physique des journalistes ».
« En ce jour important, je tiens aussi à assurer de mon soutien tous ceux qui sont attachés à la défense des droits de l’homme et au maintien d’une société ouverte fondée sur la liberté d’expression et la liberté de la presse », a-t-elle conclu.