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Les migrations ne sont pas un défi mais un phénomène – elles ne disparaîtront pas

Dans son discours d’ouverture de la session d’été de l’APCE à Strasbourg, Anne Brasseur, Présidente de l’APCE, a appelé à davantage de solidarité et de partage des responsabilités s’agissant de la charge des réfugiés.

« Nous devons bien comprendre que l’Europe est moins confrontée à un défi qu’à un phénomène. Cette distinction est importante ; un défi est en effet quelque chose qu’il faut surmonter et régler. Or, c’est un phénomène auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. Un phénomène peut causer de plus ou moins grandes difficultés, mais il ne disparaît pas », a déclaré la Présidente de l’APC. Elle a demandé à tous les membres de l’APCE, une fois de retour chez eux, dans leurs parlements respectifs, de nourrir le débat sur les migrations, comme elle l’avait déjà demandé dans une lettre adressée aux présidents des parlements.

Anne Brasseur a critiqué la situation des droits de l’homme en Azerbaïdjan où, selon ses propres mots, « les voix critiques sont réduites au silence et les militants politiques emprisonnés ». Commentant les premiers Jeux européens qui se sont tenus à Bakou, elle s’est demandé si la situation était compatible avec les idéaux de la Charte olympique et avec les valeurs et normes du Conseil de l’Europe et a exprimé l’espoir que le débat sur le fonctionnement des institutions démocratiques en Azerbaïdjan permettra de contribuer à améliorer la situation.

S’agissant de la crise en Ukraine, la Présidente de l’APCE a déclaré que la situation des droits de l’homme était alarmante : « Il est fait état de violations graves des droits de l’homme dans les régions touchées par le conflit ; l’impunité des auteurs de ces violations n’a pas cessé ; la sécurité des journalistes reste à conquérir et les violations du droit international humanitaire se poursuivent de tous les côtés ».

« Malgré l’accord de cessez-le-feu, les hostilités s’étendent à l’est du pays, le taux de mortalité est à la hausse et le nombre de personnes déplacées va croissant, » a-t-elle ajouté.

La Présidente de l’APCE a également fait part de sa vive préoccupation concernant la situation extrêmement inquiétante en Crimée, où des cas d’arrestations, de mauvais traitements, d’actes de torture et d’intimidation contre des opposants politiques continuent d’être signalés.

« Nous sommes bien entendu conscients de la complexité du défi. Nous savons tous trop combien le rôle de la Russie dans cette crise est essentiel pour mettre fin à la guerre et trouver une solution durable. Aussi, à titre de suivi de notre décision de janvier, nous nous pencherons mercredi sur la question des pouvoirs de la délégation russe à l’Assemblée », a-t-elle indiqué.