10/07/2015 Présidence
« Srebrenica est devenu un symbole de la brutalité et de la souffrance humaines. Je tiens à rendre hommage aux victimes du génocide et à exprimer ma solidarité avec leurs familles. Nous n’oublions pas vos souffrances, nous partageons votre douleur et nous sommes à vos côtés », a déclaré Anne Brasseur, Présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), à la veille du 20ème anniversaire du massacre de Srebrenica.
« Tous les parlements et toutes les forces politiques en Europe doivent s’associer à cette démarche. Je suis fière que le Parlement de mon pays, le Luxembourg, ait adopté hier à l’unanimité une résolution condamnant le massacre de Srebrenica et rendant hommage aux victimes des conflits en ex-Yougoslavie. J’espère que ce vote inspirera d’autres parlements », a poursuivi la Présidente de l’APCE.
« Le Conseil de l'Europe a pour mission de veiller à ce que de telles atrocités ne se reproduisent jamais. Nous savons bien, comme nous le montrent les troubles qui ont marqué l’Europe tout au long de son histoire, que l’intolérance, la haine et le populisme peuvent déclencher la violence et la guerre. L’une des leçons tirées de Srebrenica est qu’il faut rester ferme dans la lutte contre ces fléaux », a déclaré Mme Brasseur.
La Présidente a salué les efforts de réconciliation faits par les pays de la région et a encouragé ces derniers à continuer de travailler ensemble, notamment pour poursuivre les auteurs de crimes de guerre. « Il faut du temps pour panser les blessures, mais la réconciliation passe par la vérité et la justice. Nous devons afficher la volonté politique d’établir les faits, de condamner les crimes de guerre odieux qui ont été commis et de traduire les responsables en justice ».
« Lors de mes récentes visites en Bosnie-Herzégovine, en Croatie et en Serbie, j’ai pu constater par moi-même que la réconciliation est en marche, mais aussi que des problèmes subsistent. Pour les surmonter, nous devons mettre l’accent sur ce qui nous unit, tout en montrant du respect et de la compréhension les uns à l’égard des autres. Dans le même temps, il faut soutenir les initiatives personnelles et les projets concrets qui peuvent promouvoir la réconciliation dans la population. L’Assemblée parlementaire fera tout son possible pour appuyer ces initiatives ».