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Migrations: la rapporteure sur les pays de transit appelle à une coopération internationale accrue

Suite à sa visite dans « l’ex-République yougoslave de Macédoine », en Serbie et en Slovénie du 10 au 13 novembre pour se rendre compte par elle-même de la situation des réfugiés et des migrants en transit, Tineke Strik (Pays-Bas, SOC) a salué les efforts déployés par les autorités nationales, les organisations internationales et la société civile pour apporter une protection élémentaire à la multitude sans précédent de personnes qui traversent les Balkans occidentaux.

« J’encourage tous les pays des Balkans occidentaux concernés à continuer de réguler le transit des réfugiés et des migrants, car cette mesure permet de réduire les difficultés et les risques auxquels ces personnes font face et de les protéger des trafiquants. J’incite vivement ces Etats à ne pas fermer leurs frontières, ce qui causerait encore plus de mal et de détresse aux réfugiés et aux migrants, risquerait d’engendrer de graves troubles publics et détériorerait les relations entre pays voisins », a déclaré Mme Strik.


« Les initiatives prises par ces pays pour protéger les réfugiés et les migrants et réguler leur transit pèsent lourdement sur leurs ressources budgétaires et humaines. Or, rien ne laisse présager une baisse du nombre des arrivants et l’approche de l’hiver oblige à redoubler d’efforts pour mettre en place des installations d’accueil et d’hébergement. L’UE doit apporter rapidement un soutien suffisant à tous les Etats concernés ; l’établissement de différences entre les Etats membres et non membres ne doit pas conduire à fournir une assistance trop tardive ou trop limitée », a-t-elle ajouté.


« Il est essentiel que tous les pays concernés mettent en commun, en temps utile, des informations exactes et fiables et coordonnent soigneusement les contrôles des entrées et sorties de leur territoire, afin de réguler méthodiquement le flux général. De même, l’Europe dans son ensemble doit définir une approche commune, en commençant par appliquer bel et bien les mesures déjà adoptées concernant, en particulier, l’accroissement de la capacité d’hébergement, la mise en place de centres d’accueil pour l’identification, l’enregistrement, la prise en charge initiale et le transfert immédiat de tous ceux qui ont manifestement besoin d’une protection internationale », a conclu Mme Strik.


Mme Strik s’est rendue dans les Balkans occidentaux pour donner suite à son rapport sur les « pays de transit : relever les nouveaux défis de la migration et de l’asile » qui a conduit l’Assemblée à adopter, en septembre dernier, la Résolution 2073 (2015). A cette occasion, elle a rencontré des ministres, des parlementaires et de hauts fonctionnaires des Etats concernés, a visité des centres d’enregistrement et d’accueil à Gevgelija dans «l’ex-République yougoslave de Macédoine », à Presevo en Serbie et à Sentilj en Slovénie ; elle s’est, en outre, entretenue avec des représentants du HCR, de l’OIM, de la Croix-Rouge et d’ONG nationales et internationales. Mme Strik rendra compte de sa visite à la commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées à la réunion que la commission tiendra le 15 décembre à Paris et au cours de laquelle elle décidera de nouvelles mesures à prendre.