04/03/2016 Questions politiques et démocratie
« En levant les sanctions contre le Bélarus, l’Union européenne a pris une mesure importante qui reconnaît l’amélioration de la situation et témoigne de l’engagement de l’UE en faveur du dialogue. Il est désormais temps pour le Bélarus d’engager une réforme constructive et durable, comme je l’évoquais également avec les autorités du Bélarus au cours de nos rencontres l’an passé, à Strasbourg et à Minsk », a déclaré Andrea Rigoni (Italie, ADLE), rapporteur de l’APCE sur la situation au Bélarus, qui s’exprimait au terme d’une visite de deux jours à Bruxelles (2-3 mars 2016).
« La campagne en vue des prochaines élections législatives sera un indicateur important, permettant aux autorités bélarussiennes de montrer leur réelle volonté politique de progresser sur la voie de la démocratie et des droits de l’homme » a déclaré M. Rigoni, qui s’est entretenu avec des membres du Parlement européen, de la Commission européenne, dont le Représentant spécial de l'UE pour les droits de l'homme ainsi qu’avec des représentants de la société civile.
« C’est tout particulièrement vrai en ce qui concerne la simplification de l’enregistrement des partis politiques et des organisations à but non lucratif, la composition pluraliste des commissions électorales, ainsi que la liberté et le pluralisme des médias en général, qui sont essentiels pour assurer une compétition libre, équitable et éclairée », a-t-il ajouté.
« En outre, l’instauration immédiate d’un moratoire sur l'exécution de la peine de mort marquerait une avancée concrète. C’est un sujet que j’aurai également l’occasion d’aborder le 10 mars à Minsk, lors d’une conférence internationale organisée par les Nations Unies » a conclu M. Rigoni.