11/03/2016 Egalité et non-discrimination
Afin d’accroître la représentation politique des femmes, les Etats membres, observateurs et partenaires pour la démocratie de l’APCE devraient envisager d’introduire le principe de la parité dans la Constitution ou dans la législation électorale, a conclu la Commission sur l’égalité et la non-discrimination aujourd’hui, en adoptant un rapport d’Elena Centemero (Italie, PPE/DC). « L’application systématique du principe de la parité des sexes exige de l’Etat qu’il aille au-delà de l’adoption de mesures positives et garantisse la représentation égale des femmes et des hommes au sein des organes élus et d’autres institutions à tous les niveaux », a déclaré la rapporteure.
Elle a souligné que, si la nécessité de promouvoir l’égalité entre les sexes semble rencontrer un consensus de plus en plus large, la question est de savoir comment accélérer les progrès dans la pratique, qui sont à présent d’une lenteur intolérable.
La commission a recommandé une combinaison de mesures positives, en particulier les quotas, assorties de sanctions en cas de non-respect, et de mesures d’accompagnement incluant un financement visant à promouvoir le travail en faveur de la participation et de la représentation politique des femmes, les mesures visant à concilier l’engagement politique et la vie familiale, ainsi que les activités de formation et de sensibilisation sur l’égalité entre les sexes.
S’agissant des missions d’observation des élections, la commission appelle à l’inclusion d’un volet spécifique portant sur la participation des femmes à tous les stades du processus électoral.