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Protéger les migrants de la violence

Face au nombre croissant d’actes de violence à l’encontre des migrants en Europe, la Commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées a proposé aujourd’hui un ensemble de mesures législatives, d’assistance aux victimes et de prévention, soulignant que ces groupes devraient bénéficier d’une protection spéciale de la part des pays d’accueil.

Le rapport d’Andrea Rigoni (Italie, ADLE) sur la question, approuvé par la commission, examine les circonstances dans lesquelles les migrants peuvent être victimes de violences et ses différentes formes, par exemple la violence physique, la traite, la violence dans les centres de rétention pour migrants, l’exploitation sur le marché du travail, les crimes de haine, ou encore la violence à l’égard de migrants LGBT. Les parlementaires s’inquiètent notamment du sort des femmes et des enfants migrants, particulièrement vulnérables aux différentes formes de violences et d’abus, y compris sexuels, surtout dans les centres de rétention.

Dans son rapport, M. Rigoni fournit également des exemples de violences exercées à l’encontre de migrants dans certains Etats membres, dont la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Fédération de Russie et la Turquie.

Selon la commission, les auteurs de violences envers les migrants doivent être poursuivis. Les gouvernements devraient modifier leur législation afin que l’immigration clandestine ne constitue pas une infraction pénale. Enfin, les employeurs responsables de violences ou d’agissements illicites à l’encontre de migrants – notamment les refus de verser le salaire ou les licenciements abusifs – devraient également être sanctionnés, a conclu la commission.