08/04/2016 Questions politiques et démocratie
A l’issue d’une visite d’information de quatre jours à Kiev, Marioupol and Dnipropetrovsk, les rapporteures de l’APCE, Marieluise Beck (Allemagne, ADLE) et Kristýna Zelienková (République tchèque, ADLE), ont fait part de leur inquiétude face à la nouvelle dégradation de la situation sécuritaire le long de la ligne de contact.
« Après l’annexion illégale de la Crimée, l’annexion rampante hybride des zones occupées dans la région du Donbass est inacceptable du point de vue du droit international », ont-elles rappelé.
Réconfortées par la société civile dynamique qu’elles ont rencontrée localement, les rapporteures ont ajouté : « La population de l’Ukraine mérite le soutien constant de l’Europe. L’abandonner dans cette situation reviendrait à faire preuve de corruption morale. La résilience, la détermination et l’énergie de la population locale que nous avons rencontrée nous ont convaincues que ce soutien ne serait pas vain ».
« Le besoin d’un nouveau gouvernement se fait sentir avec urgence ; il aura le devoir de satisfaire l’attente légitime de la population ukrainienne qui veut le voir mettre en œuvre des réformes urgentes et triompher de la corruption », ont-elles ajouté.
Pour des raisons de sécurité, les deux rapporteures n’ont pas pu se rendre dans les zones de la région du Donbass qui ne sont pas sous le contrôle du gouvernement. « Si nous n’avons pas pu nous rendre toutes les deux, en toute sécurité, pour un jour ou deux dans les territoires occupés, comment des élections libres et équitables pourraient-elles être prochainement organisées dans cette région ? », ont-elles conclu.