19/04/2016 Culture, science, éducation et médias
Les gouvernements devraient associer davantage les réseaux éducatifs et culturels des diasporas dans l’élaboration de leurs politiques d’intégration, selon la Commission de la Culture. En effet, leur rôle n’est pas suffisamment reconnu et mis à profit, en particulier lorsqu’il s’agit d’élaborer des stratégies nationales et locales visant à renforcer la cohésion sociale et le « vivre ensemble », ont souligné les parlementaires.
Le rapport de Pierre-Yves Le Borgn’ (France, SOC), approuvé aujourd’hui par la commission, propose notamment la mise en place de plateformes nationales pour permettre aux différents ministères et institutions spécialisées de travailler de manière transversale en matière d’intégration, par un dialogue permanent avec les organisations qui relaient les opinions des communautés diasporiques.
Les pouvoirs publics devraient aussi proposer aux associations de diasporas des programmes de soutien financier pour les aider à professionnaliser leurs activités et à consolider leurs réseaux, ont indiqué les parlementaires.
Estimant que le renforcement des liens avec les communautés expatriées pourrait aussi servir les pays d’origine, la commission préconise également aux gouvernements des pays d’origine d’accroître les partenariats entre les établissements scolaires, les universités, les ambassades, les centres culturels et linguistiques, et les organisations des diasporas, en leur apportant un soutien concret.