19/04/2016 Session
Thorbjørn Jagland a répondu aux questions des parlementaires au cours d’un exercice de questions-réponses organisé dans le cadre de la session de printemps de l’Assemblée.
Lors de cet échange, les membres de l’Assemblée se sont intéressés au récent rapport de M. Jagland sur la situation des droits de l’homme en Crimée. Résultat de la visite d’une délégation du Conseil de l’Europe dans la péninsule, où plus aucune organisation internationale n’était présente depuis 18 mois, ce rapport souligne l’importance de faire bénéficier les 2,5 millions d’habitants de la protection de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Dans ce contexte, M. Jagland a rappelé que la Crimée appartient à l’Ukraine et que son annexion est illégale.
Par ailleurs, le Conseil de l’Europe continue d’œuvrer pour la remise en liberté, pour motifs humanitaires, de Nadia Savchenko.
En l’absence de progrès tangibles, M. Jagland a indiqué avoir suspendu la participation du Conseil de l’Europe au groupe de travail tripartite sur l’Azerbaïdjan qui avait pour mandat le suivi des droits de l’homme et des prisonniers politiques. Il a néanmoins poursuivi son action en lançant une enquête sur le respect des droits de l’homme dans le pays, en vertu de l’article 52 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Interrogé sur la montée de l’islamophobie en Europe, M. Jagland a indiqué qu’il avait, tout comme la Chancelière Merkel, dénoncé les déclarations islamophobes du parti « AfD » en Allemagne. Le Conseil de l’Europe a pris un certain nombre d’initiatives en la matière, notamment dans le domaine de l’éducation.
Parmi les autres sujets abordés figuraient des questions relatives à la tenue des prochaines élections législatives dans l’ex-République yougoslave de Macédoine », à la loi électorale en Arménie et à l’accord UE-Turquie sur la crise des réfugiés.