24/06/2016 Présidence
Cette Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues (26 juin) offre aux gouvernements et aux parlements du monde entier l’occasion de réfléchir à l’impact catastrophique que le marché des drogues illicites et les efforts pour les combattre ont eu sur la santé et les droits de l'homme, sur nos communautés et, en particulier, sur les personnes les moins favorisées.
Ces dernières années, il apparaît de plus en plus clairement que les nombreuses politiques de lutte contre les drogues et les moyens répressifs correspondants n’ont pas tenu leurs promesses d’élimination de la production et de l’abus de drogues. Comme le font observer plusieurs agences des Nations Unies, elles n’ont pas su empêcher la création d’un gigantesque marché noir qui alimente la corruption, la violence et l’instabilité et menace les droits les plus fondamentaux, la gouvernance démocratique et les économies légales et nuit à la sécurité des citoyens, à la santé publique et à l’environnement.
J’appelle donc tous les Etats membres du Conseil de l'Europe et leurs parlements à mettre en œuvre des politiques qui donnent des résultats, et notamment les recommandations opérationnelles sur la réduction de la demande et les questions connexes, y compris la prévention et le traitement, ainsi que les questions sanitaires, adoptées il y a à peine deux mois lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU sur le problème mondial de la drogue. Nous avons le devoir de marquer cette journée par une contribution constructive.