21/07/2016 Questions sociales, santé et développement durable
La rapporteure de l’APCE Sevinj Fataliyeva (Azerbaïdjan, CE) a appelé les gouvernements européens à élaborer des politiques plus efficaces contre la radicalisation politique et religieuse chez les jeunes ou les personnes d’origine étrangère marginalisées.
Mme Fataliyeva, rapporteure de l’Assemblée sur « Prévenir la radicalisation d’enfants en s’attaquant à ses causes profondes », s’exprimait après l’attaque perpétrée dans un train en Allemagne, les tragiques évènements de Nice et d’autres attentats terroristes récents.
« Une fois encore, nous voyons que certains jeunes et jeunes adultes sont attirés par des idées radicales au point de sacrifier leur vie lorsqu’ils sont confrontés à l’exclusion sociale ou à des échecs personnels » a-t-elle dit.
« Rien ne peut excuser ces horribles attentats terroristes – les gouvernements européens doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour combattre résolument le terrorisme par la législation, pour traduire en justice les auteurs des attentats et assurer la sécurité de nos citoyens ».
« Mais nous devons faire encore plus. Notre Assemblée – composée de parlementaires venant de 47 nations qui représentent tous les peuples d’Europe – a récemment énoncé en termes clairs qu’il importe de s’attaquer à la radicalisation des jeunes. Nous avons appelé nos gouvernements à élaborer des politiques qui s’attaquent aux causes profondes de l’extrémisme ».
« Cela veut dire inculquer dès le plus jeune âge des valeurs pacifiques et positives à la maison, à l’école et dans les lieux de culte. Cela veut dire lutter contre le discours de haine, garantir la liberté de religion et combattre l’islamophobie. Cela veut dire élaborer des contre-narrations positives, encourager l’esprit critique et assurer l’inclusion sociale. Mais surtout, cela veut dire écouter les jeunes et trouver des moyens de leur donner le sentiment d’avoir un but ».
Mme Fataliyeva a rappelé que le Président de l’Assemblée a encouragé à apporter à la terreur une réponse qui souligne les deux objectifs de #NoHateNoFear. Nous devons donner aux jeunes un modèle de société où le respect de l’autre – et a le courage de défendre ce principe – sont la norme.