10/10/2016 Session
Dans son discours d’ouverture de la session d’automne de l’APCE à Strasbourg aujourd’hui, le Président Agramunt a lancé un fervent appel pour le respect des règles sans qu’il y ait deux poids deux mesures.
Il a appelé l’APCE à réagir avec fermeté chaque fois que quelqu’un se heurte à des persécutions en raison de ses opinions ou activités politiques ; d’examiner attentivement les conséquences des dérogations à la Convention européenne des droits de l’homme en raison d’une situation d’urgence, quelles que soient les raisons qui obligent les autorités à recourir à une mesure aussi grave ; d’empêcher une politique de mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme ‘à la carte’, car « toute personne relevant de notre juridiction doit absolument jouir du même niveau de protection des droits de l’homme ».
Le Président a également mis en garde que ce n’était pas « en demandant simplement à nos citoyens de choisir entre deux ou trois options à l’occasion d’un référendum qui leur serait proposé chaque fois que des questions graves et complexes seraient sur la table », ou encore en construisant des murs contre l’afflux de réfugiés, que les problèmes seront résolus.
Il a également rappelé qu’il était crucial d’éradiquer la défiance entre nations et de se parler directement, afin de venir à bout des tensions et des conflits. « Nous devons certes écouter chacun et tenir dûment compte des intérêts et préoccupations exprimés, mais nous ne devons pas perdre de vue l’objectif d’ensemble : surmonter les divisions et œuvrer de concert pour résoudre les problèmes auxquels nous nous heurtons. Ce n’est pas en excluant quelqu’un des discussions que l’on favorise les progrès », a-t-il ajouté.
« Une situation dans laquelle un de nos Etats membres – la Russie – n’est pas présent à l’Assemblée n’est bonne pour personne : ni pour cette Assemblée, ni pour la Russie, ni pour aucun des 46 autres Etats membres », a déclaré le Président de l’APCE, en ajoutant « à 47 nous sommes bien plus forts sur la scène internationale et mondiale ».
« Cependant », a-t-il souligné, « la poursuite de cet objectif ne saurait en aucun cas porter atteinte à nos principes. Il est impératif de préserver l’intégrité territoriale des Etats. Les frontières ne sauraient être modifiées unilatéralement ou par la force. En conséquence, le conflit en Ukraine et l’annexion illégale de la Crimée, les conflits en Géorgie, en République de Moldova et en Azerbaïdjan sont inacceptables », a conclu M. Agramunt.