23/01/2017 Session
Réélu Président de l’APCE pour un deuxième mandat d’un an à l’ouverture de la session d’hiver à Strasbourg, Pedro Agramunt a présenté ses priorités politiques pour 2017 dans un plaidoyer en faveur de la diplomatie parlementaire.
« Il y a un an, je vous faisais part de mes profondes inquiétudes sur l’état de notre continent en insistant sur quatre aspects : le terrorisme international, la crise des réfugiés, les conflits en Europe et la montée dangereuse du populisme. Nous ne nous doutions guère alors que de nouveaux événements viendraient mettre au défi nos valeurs, nos institutions et nos normes, comme le coup d’État manqué en Turquie, et ses conséquences ». Dans ce contexte, le Président a rappelé l’importance de la solidarité et du soutien vis-à-vis de la Turquie, tout en appelant à la conformité stricte des règles et engagements internationaux.
Regrettant que « pour la deuxième année consécutive, l’un de nos États membres, la Russie, n’envoie pas de délégation à l’Assemblée », le Président a annoncé la poursuite de ses efforts de dialogue, estimant que « le Parlement russe et ses membres sont ouverts au dialogue et à la coopération pour sortir de l’impasse actuelle ».
Un autre « défi de taille pour nos valeurs et nos normes, est l’existence de prisonniers politiques », a poursuivi Pedro Agramunt. Rappelant que ses initiatives avaient contribué à obtenir la libération de Mme Savtchenko et de M. Ugulava, ainsi que d’un nombre considérable de militants de la société civile et de journalistes en Azerbaïdjan, il s’est engagé à poursuivre ses efforts dans ce domaine, appelant notamment une nouvelle fois les autorités azerbaïdjanaises à libérer Ilgar Mammadov. « De même, je suis, avec une grande inquiétude, la situation des parlementaires détenus en Turquie », a-t-il déclaré, exprimant l’espoir que « nos collègues turcs suivront les recommandations de l’Assemblée et relâcheront les parlementaires du HDP ».
Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, Pedro Agramunt souhaite mettre l’initiative #NiHaineNiPeur au cœur des activités, afin de prévenir toute forme de paranoïa et des extrêmes sécuritaires. Il souhaite, par ailleurs, contribuer à une approche européenne globale de la gestion des migrations et de la crise des réfugiés, fondée sur les principes de solidarité, de partage des responsabilités et de respect des droits de l’homme et des engagements internationaux.