27/06/2017 Session
Si elle n’est pas disposée à recommander le rétablissement du statut d’invité spécial du Parlement du Bélarus suspendu en 1997, l’APCE a toutefois demandé d’« intensifier » le dialogue avec le parlement, les ONG bélarusses indépendantes et les forces d’opposition en les conviant régulièrement à ses réunions dans les deux années à venir.
Dans sa dernière évaluation de la situation dans le pays, fondée sur un rapport d’Andrea Rigoni (Italie, ADLE), l’APCE a regretté que le pays ne manifeste toujours « aucune volonté politique » pour aligner sa législation sur les normes internationales dans le domaine de la démocratie, de l’État de droit et des droits de l'homme.
Si le pays a fait montre ces dernières années d’une plus grande ouverture internationale et intensifié le dialogue, cet élan positif a été compromis par la récente « escalade de violence et de harcèlement généralisés à l’encontre de manifestants pacifiques » en février et mars 2017, ont déclaré les parlementaires. Le Bélarus doit libérer immédiatement les militants de l’opposition toujours détenus et s’orienter vers une plus grande coopération avec la société civile et l’opposition politique.
A propos des récentes élections en 2015 et 2016, l’APCE a noté « un certain nombre de progrès spécifiques et une amélioration du climat entourant les deux scrutins », mais constaté également la persistance de lacunes déjà anciennes.
La résolution de l’Assemblée énonce un certain nombre de mesures spécifiques qu’elle souhaite voir prises pour encourager la liberté de réunion, la liberté d’expression, la tenue d’élections libres et équitables et l’abolition de la peine de mort, entre autres choses.
Les parlementaires ont également invité l’Union européenne – en fonction des progrès en matière de dialogue et de valeurs démocratiques – à envisager la possibilité de lever toutes les sanctions récentes contre le Bélarus et à aller de l’avant dans la libéralisation des visas.