Logo Assembly Logo Hemicycle

L'APCE remanie son code de conduite en réponse aux allégations de corruption

Répondant aux allégations de corruption dans ses propres rangs, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté à l’unanimité un code de conduite profondément remanié pour ses membres, dans le but de « rétablir la confiance du public » dans ses travaux.

Approuvant un rapport de Ian Liddell-Grainger (Royaume-Uni, CE), l’Assemblée a déclaré que compte tenu des récentes allégations de corruption et face au risque de « voir [sa] réputation se dégrader de manière irréversible », un « cadre d’intégrité solide et cohérent » était nécessaire pour prévenir tout futur comportement de corruption. Les nouvelles règles prévoient l’ouverture rapide d’enquêtes équitables sur les allégations de violation des règles déontologiques par ses membres – y compris lorsqu’elles sont révélées par des sources extérieures – et des sanctions plus sévères en cas de comportements répréhensibles.

Les membres doivent désormais s’engager à ne pas « promettre, donner, solliciter ou accepter » de rémunération, d’indemnités ou de gratification dans l’exercice de leurs fonctions et doivent déclarer leurs intérêts à l’ouverture de chaque session. Afin d’accroître la transparence, ces déclarations d’intérêts doivent désormais être publiées en ligne. Le code contient également des dispositions visant à garantir que les rapporteurs et les observateurs d’élections déclarent tout conflit d’intérêts.

Ce nouveau cadre – qui s’inspire des recommandations de l’organe anticorruption du Conseil de l’Europe, le GRECO – prévoit également des restrictions plus importantes pour les représentants d’intérêts, notamment la création d’un « registre de transparence » et des mesures visant à garantir que les anciens membres impliqués dans des activités de conseil rémunérées ne bénéficient pas d’avantages spécifiques.

L’APCE a déjà mis en place un groupe d’enquête externe indépendant pour examiner les allégations de « corruption et de promotion d’intérêts » portées à l’encontre de certains de ses membres et anciens membres, qui devrait rendre ses conclusions d’ici à la fin de l’année.