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SAR la princesse héritière de Danemark: 'nous ne pouvons pas tenir les droits de l’homme pour acquis'

La protection des droits de l’homme ne peut pas être tenue pour acquise, a déclaré aujourd’hui la Princesse héritière Marie de Danemark devant l’Assemblée, insistant sur la nécessité de transmettre aux nouvelles générations les principes et valeurs qui fondent ces droits.

« Bien que les droits de l’homme aient pour chacun d’entre nous un caractère absolu, ils sont aussi fragiles (…) Nous ne devons pas les tenir pour acquis, ni nous attendre à ce qu’ils soient toujours accordés », a-t-elle déclaré aux parlementaires réunis à Strasbourg, s’exprimant à l’occasion de la présidence semestrielle du Conseil de l’Europe par le Danemark.

« Ces droits sont les libertés fondamentales qui appartiennent à chaque personne dans le monde, de la naissance à la mort. Ils s’appliquent indépendamment du lieu où l’on se trouve, de ce en quoi en croit et de la manière dont on choisit de vivre sa vie ».

La Princesse héritière a salué les réalisations du Conseil de l’Europe, qui « définissent des normes élevées que le reste du monde peut appliquer », tout en reconnaissant que d’immenses difficultés s’opposent encore à ce que ces droits soient garantis dans le monde entier.

Elle a mentionné spécifiquement le travail du Conseil de l’Europe sur l’égalité de traitement et l’égalité des chances, décrivant la Convention d’Istanbul comme « l’étalon or » de la protection des femmes contre la violence domestique, et soulignant que l’action du Conseil de l’Europe contre le sexisme avait précédé le récent mouvement #MeToo. « Œuvrer pour l’égalité n’est pas seulement une juste cause, c’est aussi une cause intelligente ».

Évoquant ensuite les droits sexuels, elle a déclaré qu’ils étaient parmi les droits de l’homme les plus controversés, et pourtant aussi parmi les plus intimes et les plus fondamentaux. « Ils nous permettent de prendre des décisions éclairées sur les aspects les plus essentiels de nos vies : notre corps, notre sexualité, notre santé et nos relations ».

« Même en ce début d’année 2018, trop de personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexes sont encore victimes de la haine, de violences, de discrimination, de harcèlement et de mauvais traitements, et cela nous ne pouvons pas, nous ne devons pas l’accepter ».