25/01/2018 Session
« L’Europe devrait jouer un rôle majeur dans le soutien et la poursuite du processus de paix israélo-palestinien », a déclaré aujourd’hui l’APCE à l’issue d’un débat d'urgence. L’Assemblée considère qu’il est de la responsabilité de la communauté internationale, notamment du Conseil de l'Europe, de créer les conditions appropriées pour relancer ce processus.
En ce sens, l’APCE continuera de promouvoir le dialogue entre les représentants de la Knesset et du Conseil national palestinien – notamment dans le cadre de la Sous-commission sur le Proche-Orient et le monde arabe – en mettant à disposition sa propre expérience.
Tout en déplorant la déclaration du Président des États-Unis sur Jérusalem le 6 décembre 2017, l’APCE a souligné, dans une résolution adoptée sur la base du rapport Titus Corlăţean (Roumanie, SOC), que « le statut de Jérusalem devrait être décidé d'un commun accord entre les Israéliens et les Palestiniens ».
L’Assemblée a réitéré son soutien à deux aspirations légitimes : « le droit d'Israël d'être reconnu et d’exister en toute sécurité, et le droit des Palestiniens d'avoir un État indépendant, viable et contigu », et à une « une solution à deux États, sur la base des frontières de 1967 ».
Le texte adopté a appelé les autorités israéliennes à cesser la construction de nouvelles colonies et l'extension de celles existantes, de même que toutes les destructions d'habitations, les expulsions forcées et les confiscations de terres dans les territoires occupés, y compris à Jérusalem-Est.
L’APCE a également appelé les forces palestiniennes à conclure sans plus attendre la réconciliation déjà annoncée plusieurs fois entre le Fatah et le Hamas, sur la base des principes du Quartet, renforçant ainsi la crédibilité de la partie palestinienne dans les négociations avec Israël, et à cesser de soutenir ceux qui sont emprisonnés pour actes de terrorisme et leurs proches.