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Les rapporteures appellent toutes les parties au conflit à mettre fin à la tragédie humanitaire en Syrie

Deux rapporteures de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) ont vivement réagi à la tragédie humanitaire qui se déroule dans la Ghouta orientale en Syrie, le jour même où le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit pour discuter de la situation.

« L'extrême souffrance des enfants en Syrie nous laisse tous sans voix », a déclaré Sevinj Fataliyeva (Azerbaïdjan, CE), rapporteure de l'APCE sur la protection des enfants touchés par les conflits armés, faisant écho à une déclaration de l'UNICEF le 20 février après l'attaque contre des civils dans la Ghouta orientale, indiquant que l'agence chargée de protéger les enfants n'avait plus de mots pour décrire l'horreur qui se déroulait dans le pays. Au moins 250 civils ont été tués depuis l'escalade du conflit le 18 février, dont 58 enfants, selon des observatoires des droits de l'homme.

Mme Fataliyeva, qui, il y a deux ans, a alerté les Etats membres du Conseil de l'Europe de la situation dramatique des enfants d'Alep, leur rappelle une nouvelle fois leur responsabilité : « Aucun Etat européen ne peut prétendre ne pas être concerné par des conflits comme celui qui se déroule en Syrie, que ce soit en tant que membre d'une organisation internationale, en tant que partie au conflit, en tant que partenaire économique des parties au conflit, ou en tant que pays d’accueil des réfugiés. Pour le bien des enfants, qui sont touchés de multiples manières par les conflits armés, les Etats européens devraient insister pour que les parties au conflit respectent leurs engagements internationaux ».

Pour sa part, Dora Bakoyannis (Grèce, PPE/DC), rapporteure de l'APCE sur la situation en Syrie et ses effets sur les pays voisins, a ajouté : « la situation épouvantable en Syrie est une tragédie pour l'humanité dans son ensemble et pour les enfants syriens qui sont nos enfants. Les bombardements en représailles, émanant de toutes les parties, touchent sévèrement la population civile dans la Ghouta orientale, causant la mort de nombreuses personnes et en blessant d’autres. Des personnes en détresse dans plusieurs régions du pays, n’ont pu être prises en charge depuis fin novembre 2017. Ces atrocités doivent tous nous indigner et y mettre un terme doit devenir notre priorité absolue ».

« Nous demandons le respect des principes fondamentaux du droit international humanitaire : l'accès humanitaire sans entrave, les évacuations médicales inconditionnelles et la protection des civils et des infrastructures civiles, en particulier les enfants en tant que groupe le plus vulnérable. Conformément aux dernières résolutions de l'ONU, nous exhortons toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités et à retourner à la table des négociations pour travailler sans relâche à la transition politique du pays », ont conclu les rapporteures.