29/03/2018 Présidence
« Nous ne devons ménager aucun effort pour éradiquer la corruption de nos systèmes politiques et développer une ‘éthique de la gouvernance’ qui mérite le respect de nos citoyens », a déclaré aujourd'hui le Président de l'APCE, Michele Nicoletti, à l’occasion du 4ème Congrès européen Ethique et Gouvernance, organisé par la Faculté de droit de l'Université de Cergy-Pontoise (France), en coopération avec l'OCDE. Il a ajouté qu'il ne pouvait y avoir de société juste sans respecter les normes d'intégrité les plus élevées.
« Lorsque les partis politiques, le parlement, l'administration publique et le pouvoir judiciaire sont entachés par la corruption, ils ne peuvent plus, au regard des citoyens, répondre à leurs besoins », a souligné M. Nicoletti.
Il a rappelé que le Conseil de l'Europe avait élaboré des instruments juridiques et des lignes directrices – un cadre normatif pour les États membres – et qu’il suivait et soutenait également leur mise en œuvre, grâce à son organe de contrôle, le GRECO – le Groupe d’Etats contre la corruption.
Evoquant son initiative des ‘réseaux universitaires’, qui renforcerait la lutte contre la corruption, il a proposé que l'OCDE s'associe au Conseil de l'Europe pour mettre en place un réseau universitaire sur les Conventions sur la lutte contre la fraude et la corruption.
En juin 2017, l'Assemblée parlementaire a adopté une résolution sur « Promouvoir l'intégrité dans la gouvernance pour lutter contre la corruption politique », sur la base du rapport préparé par M. Nicoletti.