26/06/2018 Questions juridiques et droits de l'homme
Pieter Omtzigt (Pays-Bas, PPE/DC), qui prépare un rapport pour l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'enquête sur l'assassinat de Daphne Caruana Galizia et l'Etat de droit à Malte, a été autorisé par la Commission des affaires juridiques de l'APCE à recevoir des informations de sources anonymes et à protéger l'identité de toute personne qui fournit de telles informations.
Dans une note introductive, déclassifiée par la commission hier, le rapporteur a déclaré qu'un aperçu préliminaire de l'affaire soulevait « de nombreuses préoccupations en ce qui concerne l'État de droit à Malte, les progrès de l'enquête sur le meurtre, et l'attitude de certains hauts responsables ».
Il a déclaré qu'il procéderait à la rédaction de son rapport sur la base de trois hypothèses de travail :
- que le meurtre a été « préparé et prémédité de longue date » ;
- que les personnes responsables de la mort de Caruana Galizia « étaient motivées par ses investigations » ;
- que « les trois suspects arrêtés agissaient très probablement sur ordre ».
M. Omtzigt a ajouté « qu’il n’y a pas réellement d’éléments qui portent à croire que les trois suspects aient le moindre motif personnel de tuer la journaliste, puisqu’ils n’avaient pas fait l’objet de ses investigations » ; « il en découle que la responsabilité ultime de son assassinat revient à une ou plusieurs personnes ».
Le rapporteur a indiqué qu'il avait l'intention d'organiser une audition pour entendre « directement des experts de différents domaines » au sujet de l'enquête et du meurtre, ainsi que de se rendre à Malte pour parler aux autorités et à d'autres interlocuteurs concernés.