20/09/2018 Suivi
La signature de l'accord visant à résoudre la question du nom dans « l'ex-République yougoslave de Macédoine » a suscité dans le pays « un immense espoir » de réaliser l'intégration euro-atlantique et a renforcé l'intention des autorités de poursuivre les réformes après deux ans de crise politique, selon les co-rapporteurs de l'APCE pour le dialogue post-suivi avec le pays.
Dans une note d'information déclassifiée aujourd'hui, après une visite de quatre jours dans le pays en juin, Lise Christoffersen (Norvège, SOC) et Valeriu Ghiletchi (République de Moldova, PPE/DC) ont déclaré qu'en ce « moment historique », ils attendaient de tous les partis et autorités politiques impliqués dans ce processus qu'ils « prennent une part active et responsable » pour permettre le bon déroulement du referendum sur cet accord.
Ils espèrent que le Président de la République respectera la volonté du peuple qui s’exprimera à travers le référendum, et ont demandé instamment que le recours du Président à un « veto de poche » soit clarifié afin d'éviter des situations similaires à l'avenir.
Les deux rapporteurs ont également salué les mesures prises pour réformer le système judiciaire, renforcer la liberté des médias, réviser la loi électorale, réformer les services de renseignement et les services secrets, et prévenir la discrimination.
« Ce processus sera long et difficile », ont déclaré les co-rapporteurs. « Nous sommes cependant convaincus que la volonté politique et les efforts continus pour rétablir l'État de droit, la démocratie et les droits de l'homme aideront à rétablir les liens entre les personnes et entre les communautés. »