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Albanie : les corapporteurs appellent la majorité au pouvoir et l’opposition à coopérer, et évaluent la réforme judiciaire

Soulignant que l'environnement politique en Albanie restait « polarisé, conflictuel et hostile », Andrej Hunko (Allemagne, GUE), et Joseph O'Reilly (Irlande, PPE/DC), ont demandé instamment à la majorité au pouvoir d’engager un dialogue constructif avec l’opposition sur les réformes clés et la gouvernance, et aux partis d’opposition de ne pas obstruer le travail parlementaire en boycottant les débats et les votes importants.

Par ailleurs, « la réforme judiciaire en cours, notamment le processus de contrôle des juges et des procureurs, a considérablement amélioré les possibilités de mettre en place un système judiciaire véritablement indépendant, même si les ingérences externes et internes n'ont pas encore été éliminées », ont déclaré les corapporteurs, dans une note d’information rendue publique aujourd’hui, suite à leur visite d’information à Tirana (5-7 septembre 2018).

S’agissant de la réforme électorale, ils ont appelé le Parlement à traiter les lacunes notées par les observateurs électoraux lors des élections législatives de juin 2017 – et ce, avant la tenue des prochaines élections locales de 2019 – et ont appelé les partis politiques à s’abstenir de toute tentative de politiser l’administration électorale. Ils ont également demandé à toutes les forces politiques d'adopter, en accord avec la Commission de Venise, une loi révisée sur le financement des partis politiques et des campagnes électorales, conforme aux normes européennes.

Enfin les corapporteurs ont exprimé leur préoccupation concernant la corruption généralisée, l'influence puissante de la criminalité organisée, et les allégations d'interdépendance de la criminalité organisée avec les intérêts économiques et politiques du pays. « Une volonté politique continue et une action résolue sont nécessaires pour lutter efficacement contre la criminalité organisée en Albanie », ont-ils conclu, rappelant qu’il s’agissait d’une priorité pour le lancement des négociations d’adhésion à l’UE.