28/01/2019 Suivi
Les corapporteurs de l'APCE pour le suivi de la Turquie, Marianne Mikko (Estonie, SOC) et Nigel Evans (Royaume-Uni, CE), ont salué la décision prise par la Haute Cour pénale de Diyarbakir, de libérer Leyla Güven de prison.
« La décision prise de libérer Leyla Güven est un pas dans la bonne direction dont nous nous félicitons », ont-ils déclaré. « Nous restons confiants dans le fait que les autorités turques vont réexaminer – à la lumière des normes européennes – les cas d'autres parlementaires et d'anciens parlementaires qui sont poursuivis, détenus ou condamnés ».
« Nous les appelons également à répondre aux préoccupations qui subsistent, telles que la liberté d'expression et la liberté des médias, ainsi que les législations électorale et antiterroriste. Cela renforcerait la capacité des parlementaires, y compris ceux de l'opposition, à exercer leurs mandats et à remplir leurs rôles démocratiques à la fois au sein et à l'extérieur du Parlement ».
« En tant que parlementaires, nous sommes également convaincus que le Parlement est le lieu où les questions d’intérêt national et public doivent être débattues. C'est pourquoi nous appelons Mme Güven à mettre un terme à sa grève de la faim de 82 jours – qui met sa vie en grand danger – et à reprendre ses travaux parlementaires ».