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Les migrants et les réfugiés, ‘doublement impactés’ par la pandémie de COVID-19, constate une commission

Selon la Commission des migrations, qui a adopté aujourd’hui le rapport de Pierre-Alain Fridez (Suisse, SOC) sur les conséquences humanitaires de la pandémie de COVID-19 pour les migrants et les réfugiés, ces groupes vulnérables sont « doublement impactés » dans cette situation de crise.

Le texte adopté révèle en effet que ces personnes sont confrontées à de nombreux problèmes supplémentaires, notamment : la fermeture des frontières – entraînant de nouveaux mouvements migratoires irréguliers et des itinéraires encore plus périlleux – des exemples inquiétants de refoulement en mer et de refus d’autorisation de débarquer, des périodes prolongées de rétention avec un risque de propagation épidémique, une violence accrue à l’égard des femmes et des enfants, et un retard accumulé dans le traitement des demandes d’asile.

Afin de répondre à ces préoccupations dans le contexte de la pandémie de COVID-19, la commission a recommandé aux Etats membres de garder leurs frontières ouvertes et lever les restrictions non nécessaires sur les voyages ; d’assurer l’accès au territoire tout en protégeant la santé publique par le dépistage médical, les tests et la quarantaine ; d’adapter les conditions de réception et d’éviter autant que possible les rétentions afin de réduire le risque de transmission du virus ; de maintenir les systèmes d’enregistrement, nécessaires à l’identification des personnes ; et de poursuivre la mise en œuvre des procédures d’asile.

Enfin, la commission a demandé aux Etats membres de s’abstenir d’utiliser les migrants, les demandeurs d’asile et les réfugiés comme des « pions politiques ». « Dans cadre des arrivées par terre et par mer, il faut cesser de « refouler », prévenir la violence aux frontières et veiller à ce que les « boat people » soient rapidement débarqués dans les ports sans marchandages ni négociations internationales », ont conclu les parlementaires.