Logo Assembly Logo Hemicycle

A l'occasion de la Journée de l'égalité salariale, une rapporteure de l'APCE réitère son appel à l'interdiction des inégalités salariales

« Nous célébrons aujourd'hui la toute première Journée internationale de l'égalité salariale, une initiative positive des Nations unies. Bien que l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes soit à présent plus faible que jamais, nous avons encore un long chemin à parcourir », a déclaré Selin Sayek Böke (Turquie, SOC), rapporteure de l'APCE sur les inégalités socio-économiques.

« L'écart de rémunération aggrave les inégalités, non seulement aujourd'hui, mais aussi à long terme. Une rémunération inégale pour un travail signifie des pensions réduites pour les femmes, moins d'incitations à travailler, et globalement plus de discriminations sur le lieu de travail. Elle contribue également à l'exclusion sociale des femmes en âge de travailler », a-t-elle souligné.

« La Charte sociale européenne (CSE), l'un des textes les plus importants du Conseil de l'Europe, oblige les signataires à reconnaître le droit à l'égalité de rémunération et à l'égalité des chances sur le lieu de travail. Cela signifie qu'ils doivent mettre en place des instruments efficaces et effectifs pour garantir des recours aux victimes, mettre en place des organes de contrôle et assurer la transparence, en exigeant la publication de données précises sur l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes », a déclaré la rapporteure.

« Récemment, le Comité européen des droits sociaux (CEDS) – qui surveille la mise en œuvre de la Charte – a constaté des violations du droit à l'égalité des chances dans l'écrasante majorité des États qui ont accepté la procédure de réclamation de la Charte. J'invite tous les États membres du Conseil de l'Europe à ratifier la Charte sociale européenne et j'exhorte ceux qui l'ont fait à la mettre en œuvre efficacement. C'est la voie à suivre pour construire un monde de véritable égalité », a déclaré Mme Sayek Böke.

« Par ailleurs, je demande instamment aux États membres de mettre en œuvre la Résolution 2290 (2019) et la Résolution 2235 (2018) de l'Assemblée mettant en œuvre la législation anti-discrimination en matière de rémunération et interdisant efficacement les inégalités de salaire pour un travail de valeur égale, en vue d'éliminer l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes d'ici 2030 », a-t-elle conclu.