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Les rapporteurs pour le suivi de la Turquie demandent la libération immédiate des membres de l'opposition arrêté·e·s

« Nous sommes extrêmement préoccupés par les mandats d'arrêt délivrés contre 101 membres du Parti démocratique du peuple (HDP) le 25 septembre et 1er octobre 2020, notamment pour leur responsabilité présumée dans les ‘manifestations de Kobane’ de 2014 », ont déclaré les corapporteurs de l'APCE pour le suivi de la Turquie, Thomas Hammarberg (Suède, SOC) et John Howell (Royaume-Uni, CE/AD).

« Des membres éminent·e·s du parti et des représentant·e·s élu·e·s, notamment les co-maires de Kars Ayhan Bilgen et Şevin Alaca, l'ancien membre de l'APCE Nazmi Gür, et l'ancien député Sırrı Süreyya Önder, ont été arrêté·e·s pour des motifs qui soulèvent de sérieuses questions. Ces arrestations s'ajoutent aux condamnations antérieures des anciens coprésidents du HDP, Selahattin Demirtaş et Figen Yüksekdağ, dans le cadre de cette enquête. Elles contredisent également décision de 2017 de la Cour constitutionnelle turque qui a conclu à une violation des droits d'Ayhan Bilgen, suite à sa précédente détention dans le cadre de la même affaire ».

« Les arrestations de ces opposant·e·s politiques et leur maintien en détention vont encore ‘diminuer, entraver ou saper la capacité des politiciens de l'opposition à exercer leurs droits et à remplir leurs rôles démocratiques, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du Parlement, et pourraient rendre les partis d'opposition inopérants’, comme l'a déjà déclaré l'Assemblée parlementaire dans une résolution de janvier 2019. De même, la demande faite par le Bureau du Procureur de lever l'immunité de sept députés du HDP pour les fonctions qu'ils assumaient au sein du Conseil exécutif central de leur parti au moment des manifestations est très préoccupante ».

« L'opposition politique est une composante essentielle d'une démocratie vivante et qui fonctionne bien. Nous appelons donc les autorités turques à libérer immédiatement les élu·e·s politiques et les membres du parti détenu·e·s, à protéger et à respecter l'immunité parlementaire, à mettre pleinement en œuvre les arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme et à remettre en liberté l'ancien coprésident du HDP, Selahattin Demirtaş », ont conclu les corapporteurs.