24/01/2021 Actualité
Sunna Aevarsdottir (Islande, SOC), rapporteur sur les prisonniers politiques en Russie, et Jacques Maire (France, ADLE), rapporteur sur l'empoisonnement d'Alexei Navalny, ont réagi aux événements en Fédération de Russie.
"Je suis profondément préoccupé par la situation en Russie. Des dizaines de milliers de citoyens se sont rassemblés dans de nombreuses villes pour protester pacifiquement contre l'arrestation d'Alexei Navalny dimanche dernier, le 17 janvier. Plusieurs centaines d'entre eux ont été arrêtés par la police, parfois très violemment, comme le montrent les preuves vidéo", a déclaré M. Maire.
"Tous les plus proches collaborateurs de M. Navalny ont été arrêtés avant même le début des manifestations, et même son épouse a été arrêtée. Les actions des autorités russes sont incompatibles avec le respect du pluralisme démocratique et des libertés politiques fondamentales. La plupart, sinon tous ceux qui ont été arrêtés samedi pourraient être considérés comme des prisonniers politiques prima facie", a déclaré Mme Aevarsdottir.
"Nous observons ces événements de très près et nous en tirerons toutes les conclusions juridiques nécessaires. Toute personne arrêtée pour avoir exercé ses libertés d'expression et de réunion, telles que protégées par la Convention européenne des droits de l'homme, doit être libérée immédiatement", ont conclu les deux rapporteurs.