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Le rapporteur général sur la liberté des médias condamne les brutalités policières et les abus judiciaires contre des journalistes en Russie

Stefan Schennach (Autriche, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur la liberté des médias et la protection des journalistes, a aujourd'hui fermement condamné les brutalités policières et les abus judiciaires contre des journalistes signalant des manifestations pacifiques dans plus de 30 villes de la Fédération de Russie.

« Selon plusieurs ONG internationales spécialisées dans la liberté des médias, tels que Reporters sans frontières, le Comité pour la protection des journalistes ou Human Rights Watch, des dizaines de journalistes ont été arrêtés et détenus, souvent violemment, alors qu'ils couvraient des manifestations dans toute la Russie en soutien à Alexei Navalny, opposant du Kremlin, pour le deuxième week-end le 31 janvier », a déclaré M. Schennach.

« Le Syndicat des journalistes de Russie a enregistré au moins 58 cas de journalistes qui ont été arrêtés, entravés ou battus par la police alors qu'ils couvraient les manifestations de soutien à Navalny. À Moscou, la police a frappé plusieurs journalistes à la tête et aux mains et les a piétinés malgré leurs blousons de presse et leurs badges clairement visibles. Il y a eu plus de 20 cas d'intimidation de journalistes, notamment des visites « d'avertissement » de la police à leur domicile. Un certain nombre de journalistes ont été condamnés pour organisation ou participation illégale à une manifestation, et encourent des amendes importantes, du travail obligatoire ou plusieurs jours de prison », a ajouté le rapporteur.

« J'appelle les autorités russes à mettre d'urgence un terme à ces actions inacceptables. Elles devraient permettre aux journalistes de couvrir les manifestations librement et sans crainte, et s'abstenir d'attaquer ou de détenir des représentants de la presse. Les policiers responsables des violences et ceux qui leur ont donné les ordres d'arrêter les journalistes qui faisaient juste leur travail doivent être punis pour avoir commis ces violations flagrantes de la constitution russe et des traités internationaux signés par la Fédération de Russie, notamment la Convention européenne des droits de l'homme », a conclu le rapporteur.