30/03/2021 Questions politiques et démocratie
Le Conseil de l’Europe doit s’attaquer aux menaces existantes et émergentes qui pèsent sur les sociétés en promouvant « une vision contemporaine et globale des droits humains, y compris les droits de la nouvelle génération », tels que le droit à un environnement sûr ou les défis liés à l’émergence des nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle (IA).
En adoptant un projet de résolution sur la vision de l’Assemblée sur les priorités stratégiques du Conseil de l’Europe, basée sur le rapport préparé par Tiny Kox (Pays-Bas, GUE), la Commission des questions politiques a réaffirmé son attachement aux priorités générales de l’Organisation : rester le pilier de la sécurité démocratique, le garant des droits de l’homme et de l’État de droit, ainsi que la plateforme favorisant un multilatéralisme effectif en Europe.
En parallèle, les ‘47’ devraient également oeuvrer dans la recherche de réponses communes aux défis sociétaux qui menacent l’État de droit, notamment « la corruption, le blanchiment de capitaux, le terrorisme et l’extrémisme violent, en veillant à la mise en œuvre effective des instruments juridiques et mécanismes pertinents, ou en en créant de nouveaux si nécessaire ». En outre, l'Assemblée souligne la nécessité d'assurer une protection adéquate des parlementaires élus et des journalistes.
Les parlementaires ont souligné l’importance de la nouvelle procédure complémentaire conjointe, adoptée par l’Assemblée en janvier 2021, qui permet aux organes statutaires du Conseil de l’Europe d’agir de concert en cas de violation flagrante par un État membre de ses obligations statutaires. Ils sont d’avis « qu’il est nécessaire d’attirer plus l’attention sur les implications de la qualité de membre du Conseil de l’Europe, en termes tant d’avantages pour les États à titre individuel et l’ensemble de leurs citoyens que d’obligations pour tous les États membres ».