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Renforcer la participation des jeunes dans le règlement des conflits et les processus politiques

Accord de jeunes
©Shutterstock

La Commission de de la culture, de la science, de l’éducation et des médias, réunie aujourd’hui par vidéoconférence, déplore que près de six ans après l’adoption de la première résolution phare du Conseil de sécurité de l’ONU sur les jeunes, la paix et la sécurité, peu de progrès aient été réalisés et que le potentiel des jeunes en tant qu’acteurs de paix reste largement inexploité.

Selon la commission, il ne suffit pas d’impliquer les jeunes dans la prévention et le règlement des conflits, mais aussi dans les processus politiques et de prise de décisions qui les concernent, afin de relever certains défis mondiaux tels que la pandémie de covid-19, le changement climatique, les droits humains ou la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. A cet égard, les parlementaires regrettent que la proportion de jeunes dans le corps législatif ait baissé au fil des ans (3,9 % seulement des parlementaires nationaux en Europe ont moins de 30 ans).

En adoptant le rapport d’Inka Hopsu (Finlande, SOC), la commission a appelé les Etats membres à considérer les jeunes comme des partenaires indispensables dans tout processus de paix ou politique et à allouer des ressources suffisantes aux organisations de jeunesse aux niveau local et national, afin de garantir la pérennité de leurs activités.

Selon les parlementaires, le rôle de l’éducation demeure essentiel dans le développement des compétences de base pour bâtir des sociétés pacifiques, et ils préconisent d’intégrer l’éducation à la citoyenneté démocratique et à la paix dans les programmes scolaires officiels dès le plus jeune âge, ainsi que des cours sur la transformation des conflits, la réconciliation, les droits humains, la participation politique et le dialogue interculturel.

Le projet de résolution adopté appelle également les Etats membres à accélérer la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur les jeunes, la paix et la sécurité, en élaborant des feuilles de route nationales ainsi que des politiques spécifiques au niveau national, local ou régional.

Enfin, la commission a souligné que les parlements nationaux pouvaient apporter une contribution importante en renforçant les liens avec la jeunesse, notamment en favorisant la participation des jeunes aux processus politiques, en abaissant par exemple l’âge du droit de vote et d’éligibilité, et en envisageant pour les partis politiques des quotas de jeunes pour améliorer la sélection des jeunes candidats.